Le cri du peuple étouffé par les casseurs
Les élu.es de notre groupe ont été convié.es, comme la population, à rejoindre un rassemblement devant la mairie ce jour à midi, à l’initiative de l’Association des Maires de France (AMF).
Nous condamnons, comme elle, les agressions et les actes de vandalisme commis en marge de manifestations qui se sont, pour l’essentiel, déroulées dans le respect de l’ordre public. S’en prendre à une mairie, symbole essentiel de la République, détruire des biens communs ou piller des commerces de proximité est impardonnable.
Nous regrettons toutefois que les violences policières avérées, les blessures et les traumatismes infligés à des mineurs, ainsi que les revendications légitimes des manifestants, soient passés sous silence dans son communiqué.
Les images de violences relayées par les médias sont choquantes, qu’il s’agisse des actes des casseurs, qui desservent la cause des manifestants, ou d’une police qui gaze et blesse, y compris des jeunes. Manifestants, forces de l’ordre, commerçants et citoyens doivent tous être respectés et protégés.
Si la seule réponse de l’État à la colère sociale est la répression ou l’interdiction de manifester, c’est le signe d’un État défaillant.
Les moyens accordés aux collectivités locales et aux services publics sont régulièrement réduits par les gouvernements successifs de droite (parmi lesquels les macronistes). Ces choix budgétaires fragilisent les services publics — hôpitaux, écoles, justice — et limitent même les moyens dont disposent les forces de l’ordre pour encadrer les manifestations dans de bonnes conditions. Quelle ironie.
Des attentes concrètes
Les manifestants expriment des attentes concrètes : une meilleure répartition des richesses en bouclier contre la vie chère, des réponses au dérèglement climatique, la défense des services publics, notamment de l’éducation, et la reconnaissance du travail.
Cette colère légitime doit être entendue et suivie de réponses politiques. Notre présence au rassemblement de ce jour traduisait cette volonté.
