Quel avenir pour Les Vernays ?

Quel avenir pour Les Vernays ?

Les Vernays demain

La mairie organisait une balade intitulée « Les Vernays demain, votre quartier, vos idées ! » le 23 septembre 2026. Nous y étions.

L’invitation municipale précisait : « Ouvert à tous les habitants du quartier [des Vernays]. » Dommage pour les habitants du centre-ville, du Chambard, du quartier de l’hôpital ou du Groslier… pourtant, l’avenir de cette zone stratégique, entre le centre bourg et les grandes surfaces, concerne toute la ville et pas seulement les riverains. Nous aurions choisi de convier tout le monde. Coup de bol, trois d’entre nos élus habitent les Vernays : raison de plus pour honorer cette invitation.

Le rendez-vous était fixé à 17h. Tant pis pour la plupart des Arbreslois actifs, l’horaire ne leur permettait pas d’être là : ils n’ont pas voix au chapitre. Nous aurions opté pour 18h30.

Une quarantaine de personnes, majoritairement des seniors, était au rendez-vous. Au départ de L’Arborescence, l’ancien siège de la CCPA, elles ont fait une boucle d’une heure et demie à travers le Val des Chenevières, en passant par la rue Claude Terrasse, l’ancienne menuiserie Genty Bois, retour par la rue Gabriel Péri. L’équipe du bureau d’études les accompagnait, suggérait des haltes, posait des questions. Objectif : permettre aux habitants de dire comment ils vivent ce quartier, ce qu’ils y apprécient, ce qui leur pèse, et comment ils aimeraient le voir évoluer.

De retour à L’Arborescence, des ateliers de réflexion étaient organisés. Autour d’une photo aérienne du quartier, chaque groupe devait travailler sur une thématique : cadre de vie, mobilités, patrimoine et paysage. Au bout de 30 minutes, tout était mis en commun.

Premier constat : les habitants ne s’opposent pas à la densification, à condition qu’elle soit organisée, cohérente avec les formes d’habitat existantes et respectueuse du patrimoine paysager, des arbres et des espaces verts.

Deuxième constat : l’idée d’une déviation n’a pas été évoquée.

Les échanges ont permis d’identifier plusieurs difficultés et des pistes d’amélioration pour aménager le quartier tout en préservant ses qualités.

  • Sécuriser les déplacements : les rues Gabriel Péri et Claude Terrasse sont jugées dangereuses (vitesse, circulation dense, carrefours à risque, trottoirs étroits ou dégradés). Plusieurs habitants préfèrent faire des détours pour éviter ces axes. Les difficultés de stationnement, notamment les places trop étroites rue Gabriel Péri qui conduisent certains automobilistes à se garer sur les trottoirs, ont été largement évoquées.
  • Améliorer les cheminements piétons et cyclables : une liaison dédiée aux mobilités douces au cœur des Vernays, distincte de ces deux rues, est fortement souhaitée pour structurer le quartier. À proximité de la gare, la piétonnisation du quai de la Brévenne devrait être étudiée, avec un report de la circulation automobile vers le parking Victor Hugo.
  • Permettre des déplacements doux continus : l’absence de passerelle pour franchir la Brévenne dans le Val des Chènevières empêche de faire une balade en boucle dans le parc (aller sur une rive, retour sur l’autre). Les habitants aimeraient aussi que le quartier soit mieux relié au centre-ville (passages piétons mieux respectés !)
  • Valoriser les itinéraires existants : le passage sous le pont de la Madeleine semble encore méconnu ou sous-utilisé. Les participants confirment l’importance du Val des Chènevières et la nécessité de préserver cet espace naturel et paysager.
  • Sanctuariser le parc et renforcer les équipements de loisirs : le secteur pourrait accueillir davantage d’équipements sportifs et de loisirs, par exemple autour du parc de jeux et des tables de ping-pong, afin de devenir un lieu de pause et de rencontre entre le centre-ville et la zone commerciale des Martinets.
  • Privilégier les commerces en centre-ville : les participants ont exprimé peu d’intérêt pour le développement d’une offre commerciale supplémentaire dans le secteur, qui risquerait de concurrencer les commerces du centre-ville. Cela nous conforte dans notre position : lors des réunions autour du PLU à la fin du précédent mandat, nous avons lutté contre cette idée de commerces hors centre, pourtant prônée par le groupe majoritaire.

Un enseignement important : les échanges ont largement porté sur les déplacements du quotidien et la préservation des espaces naturels. Ils montrent qu’il est possible d’envisager une évolution du quartier sans attendre nécessairement la réalisation de la déviation, à condition de placer les mobilités douces, la qualité du cadre de vie et les besoins des habitants au cœur du projet.

Nous saluons la tenue de cette balade/réunion malgré l’horaire peu adapté aux actifs. Nous serons vigilants quant au rendu du BE et de l’inclusion des attentes des riverains dans les discussions autour du PLU à l’avenir.