Un centre-ville désengorgé

Le constat est unanime : L’Arbresle est asphyxiée par la circulation des poids lourds comme des voitures.
Depuis plus de 40 ans, une unique solution est envisagée : la déviation.
Dans le cas – très hypothétique – où les pouvoirs publics débloqueraient un budget pour la réaliser, cette déviation ne serait pas en circulation avant 10 ans minimum !
Nous ne pouvons nous résoudre à attendre de sortir les camions du centre pour pouvoir y circuler en sécurité à pied ou à vélo. Vos retours de questionnaires démontrent qu’une partie de la population se sert de sa voiture faute d’alternatives sécurisées.
Plusieurs éléments de notre programme concourent à apaiser le centre :

Obtenir de la Préfecture une interdiction aux poids lourds en transit.

Réviser le plan de circulation : le trafic du centre-ville (hors axes départementaux) ne doit servir qu’à l’accès aux commerces et aux services. Nous nous en assurerons avec des mesures peu coûteuses, notamment pour éviter que la rue Charles de Gaulle (côté place de la République) soit utilisée comme raccourci entre la route de Paris et la rue Gabriel Péri.

Militer pour l’extension du tram-train : les habitants des communes de la vallée de la Brévenne traversent L’Arbresle pour prendre le train à Lozanne ou à Lentilly où le stationnement est gratuit. Nous comptons rouvrir les négociations avec Gares et Connexions pour obtenir la gratuité du parking de la gare de L’Arbresle, et son ouverture aux usagers occasionnels. Cependant, il ne faut pas qu’il devienne un ‘aimant’ qui appellerait davantage de véhicules… Ainsi, permettre aux usagers de monter dans le train en amont de Sain-Bel réduirait le flux continu de véhicules qui sillonnent la vallée matin et soir, en passant fatalement par le centre de notre commune.

Créer une passerelle piétonne en parallèle du pont de la Madeleine (côté gare). Ceci permettrait d’enlever le trottoir de ce côté-là, et agrandir (pour sécuriser) le trottoir côté bar-tabac, et d’éviter les face-à-face des camions, fluidifiant ainsi la circulation.

Une fois la nouvelle école des Mollières construite, redessiner la carte scolaire pour limiter l’engorgement du centre-ville aux horaires d’entrées et de sorties d’écoles, et équilibrer les effectifs et la mixité entre les deux groupes scolaires

Encourager et accompagner les habitants vers des alternatives à la voiture pour les trajets de moins de 5 km afin de réduire le volume général de trafic (modes doux, covoiturage, autopartage…).

Une étude de marché, éventuellement élargie à tout le territoire de la CCPA, pour introduire un système d’autopartage de type CITIZ. Ces véhicules partagés peuvent éviter le recours à une deuxième voiture. Ceci représenterait une économie considérable pour les foyers, et réduirait les besoins en stationnement sur la commune.

Optimiser le transport de desserte : via la CCPA qui a la compétence Développement Économique, se concerter avec les entreprises de la zone de la Ponchonnière et plus loin dans la vallée de la Brévenne, considérées comme de la desserte locale, pour étudier les besoins et les solutions alternatives (horaires décalés, regroupement de livraisons intra-entreprises…)